LIBÉRATION DE VITAL KAMERHE : LA PEUR DE TOUT DEBALER

Incroyable mais vrai. Le Directeur de Cabinet du Chef de l’État dont le procès est attendu ce 11 mai, dans une affaire de detournement des deniers publics de l’Etat, a été finalement arrêté après plusieurs tentatives de sa mise en liberté provisoire.
À en croire l’enquête pre-juridictionnelle, les faits pour lesquels le patron de l’UNC est poursuivis sont avérés ainsi que son inculpation  manifeste.
Curieux que cela puisse paraître, le dossier lourdement juridique ne peut pas passer inaperçu aux yeux des congolais qui attendent ce procès inédit.
À en croire la Radio Top Congo captée à 13h26, Christian Lusakweno dément l’information de la libération de Vital Kamerhe, il y a vingt minutes dit-il qu’il venait de verifier ladite  information.
Ceci justifie cela, que le procès Vital Kamerhe est vivement attendu qui, à en croire l’opinion publique nationale, sera révélateur des plusieurs implications qui éclabousserait la famille biologique proche de l’actuel Chef de l’Etat, aussi bien que sa famille politique, dont certains responsables auraient été servis aux billets verts destinés au programme de 100 jours du Chef de l’Etat.
L’opinion est partagée par certains adeptes de l’UNC qui croient à l’innocence de leur leader du fait de son dossier politiquement boutiqué par les proches de la tribu et parti politique de l’actuel président de la République qui voient l’ombre de Vital Kamerhe gênait le second mandat  de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi. Car, affirment-ils que l’Accord de Nairobi qui lie Vital Kamerhe et Fatshi ferait du premier candidat à la présidentielle de 2023.
Cette guéguerre politicojuridique, les congolais broient les pierres.
S’il est vrai que le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat est mis en liberté provisoire suivant les publications dans les différents forums des réseaux sociaux, il serait aussi vrai de conclure qu’il s’était agi tout simplement d’une pièce de théâtre dont les acteurs principaux seraient les membres de cabinet du Président de la République dont les scandales financiers heurtent les consciences humaines. Avons nous appris au cours du conseil des ministres tenu  à Kinshasa, le gouvernement envisagerait d’accorder une libération provisoire au Directeur de cabinet du chef de l’Etat, Vital Kamerhe, dans le but de désengorger les prisons congolaises.
« Il s’ensuivit un débat à propos des possibilités de désengorgement des prisons en République démocratique du Congo. Parmi les pistes explorées, il y a la voie de libération conditionnelle, de liberté provisoire à accorder aux personnes privées de liberté mais ne présentant aucun risque de fuite à l’instar de Monsieur Vital Kamerhe Lukanyingini Nkingi, toujours  Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat malgré sa détention, ainsi que les personnes condamnées à des peines mineures. Ceci entre dans les prérogatives du Président de la République d’user de son droit de grâce ( cfr article 87 de la Constitution) a été également évoquée le tout sous les observations exigeantes du Ministre des Droits Humains rappelant les recommandations des instances internationales à ce sujet« , explique le compte rendu de cette réunion organisée par vidéo conférence.
Cependant, l’opinion publique congolaise e n’attend pas de cette oreille. Pour elle, le procès public de Vital Kamerhe et consorts doit justifier l’état de droit pour lequel le Chef de l’Etat en a fait son cheval de bataille dans la lutte contre la Corruption, l’impunité, la concussion et detournement des deniers publics.
Pius Romain Rolland
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